L'indifférence n'est pas de mise, c'est la dernière occasion de se prononcer sur la politique nationale pendant les cinq ans de Nicolas Sarkozy".
"Ce qui compte, c'est de mobiliser les électeurs et les électrices et qu'ils choisissent les candidats socialistes pour faire vivre une démocratie vivante. Toutes les disputes, dans l'appareil ou au sommet, portent préjudice aux candidats. C'est pourquoi je ne dirai rien à ce sujet ",
"Les gens en ont assez de ces petites disputes. Ma seule ambition est d'aider autant que je le peux les candidates et les candidats. Ca va parfois se jouer à quelques dizaines de voix. Tout ce qui ressemble à des préoccupations autres, toutes ces zizanies sont très négatives pour les candidats".
Ségolène Royal s'est exprimée mercredi devant plus d'un millier de personnes, réunies à Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire) pour un meeting en soutien aux candidats PS du département, notamment les députés sortants Arnaud Montebourg et Didier Mathus.Pour la présidente de la région Poitou-Charentes, "nous devons tous ensemble élever des digues contre non pas une vague mais un tsunami qui est une injure à la démocratie".
S'adressant aux électeurs, elle déclare: "Venez voter pour vous! Venez voter pour vous protéger ça vous concerne, l'indifférence n'est pas de mise, c'est la dernière occasion de se prononcer sur la politique nationale pendant les cinq ans de Nicolas Sarkozy".
La présidente de la région Poitou-Charente a rendu hommage à Didier Mathus et plus particulièrement à son ancien porte-parole de campagne Arnaud Montebourg, "un député de talent, courageux, qui n'a pas peur d'affronter le pouvoir en place. Si vous voulez que cette voix ne se taise pas à l'Assemblée nationale, j'ai besoin de l'élection d'Arnaud Montebourg!".
Ségolène Royal s'est ensuite rendue à Bordeaux pour soutenir Michèle Delaunay, candidate face à Alain Juppé.
"Avec vous, vous avez la candidate de la morale politique parce que, quand Michèle Delaunay sera élue, elle sera vraiment députée. Il y a des méthodes politiques d'un autre âge et il est temps de moderniser la politique. Quand on est candidat à une élection législative, c'est pour siéger à l'Assemblée nationale. Or, on le sait, le candidat de l'UMP démissionnerait immédiatement pour retourner sous les lambris dorés du ministère".
"Je crois que ce n'est pas conforme à ce qu'attendent les citoyens. Avec Michèle Delaunay, vous aurez une députée, une vraie, pas une députée virtuelle".
Ségolène Royal fait valoir qu'"on a besoin de davantage de femmes à l'Assemblée" où elles sont "à peine 14%", alors que la plupart des candidats UMP sont des députés sortants et des hommes."
Elle lance enfin "un appel aux électeurs centristes pour que le pluralisme existe à l'Assemblée nationale et, au-delà, à tous les démocrates et républicains, à tous ceux qui pensent que quand on est candidat à un mandat, c'est pour exercer ce mandat".