Ségoléne Royal au québec: elle réagit au propos de Jospin

Ségoléne Royal au québec: elle réagit au propos de Jospin

Ségolène Royal a réagi lundi 17 septembre à la polémique autour du nouveau livre de Lionel Jospin, "L'Impasse", à paraître le 24 septembre chez Flammarion, et dans lequel l'ancien Premier ministre critique vivement l'ancienne candidate du PS à la présidentielle, mettant en doute ses "qualités humaines" et ses "capacités politiques".

"Au fond ce qui me vient à l'esprit c'est peut-être cette parole de la Bible [du Nouveau Testament, quand Jésus est sur la croix, ndlr]: 'pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font'. Donc, je pardonne à tous ceux qui m'agressent parce que d'abord je pense qu'ils me font moins de mal à moi qu'aux socialistes, qu'à toute la gauche", a répondu Ségolène Royal.
L'ex-candidate socialiste entamait lundi une visite de quatre jours au Québec qui constitue son premier grand déplacement à l'étranger depuis sa défaite à l'élection présidentielle.

"Je crois aussi malheureusement qu'il y a, et peut-être est-ce aussi inconscient, dans toutes ces attaques, du sexisme et à le voir à ce point aussi fort, j'en suis moi-même surprise, je pense qu'il s'apparente au racisme", a affirmé Ségolène Royal.
"J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive", a-t-elle ironisé lors d'un point de presse à l'hôtel de ville de Québec.


"Un face-à-face narcissique avec l'opinion"


Ségolène Royal a été rejointe par la polémique en France née de la parution dans le quotidien Libération d'extraits d'un livre à paraître du candidat socialiste à la présidentielle de 2002, Lionel Jospin, dans lequel il la critique vivement.
Dans "L'impasse", l'ancien Premier ministre socialiste lance de vives critiques contre l'ex-candidate à la présidentielle. Le candidat malheureux à la présidentielle de 2002 affirme que Ségolène Royal n'était pas en mesure de l'emporter "non pas parce qu'elle était une femme, mais parce que j'avais pu me faire une idée assez exacte de ses qualités, notoires, et de ses insuffisances, réelles". Selon lui, Ségolène Royal aurait notamment commis l'erreur, d'être "enfermée dans un face-à-face narcissique avec l'opinion".
Il juge également que Ségolène Royal est "une personnalité (qui) n'a pas les qualités humaines ni les capacités politiques" nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et "espérer gagner la prochaine présidentielle".
Selon lui, elle est "une figure seconde de la vie publique" qui n'est "pas taillée pour le rôle" de secrétaire national du PS. "Avoir commis une erreur (en la désignant) ne justifie pas qu'on la réitère" affirme-t-il.
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Les députés PS au créneau


Réagissant lui aussi au livre, le numéro un du parti, François Hollande, a appelé à en finir avec "les querelles de personnes".
Pour François Hollande, "les questions de personnes aujourd'hui doivent être mises de côté". "On a perdu trois présidentielles de suite. C'est suffisamment grave pour" qu'on se mette en ordre de bataille "pour maintenant être capable de les gagner", a-t-il déclaré à son arrivée à la journée parlementaire PS.
"La rénovation du parti, ce ne sont pas seulement des règlements de compte entre amis, des amertumes qu'on ressasse", a réagi le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, en regrettant que ces "polémiques" ne "facilitent pas le travail des socialistes".
"Si tous les mois, on remet un euro dans la machine, on ne va pas s'en sortir. C'était une parole qui était attendue, elle est connue. Ce n'est pas Ségolène Royal seule qui explique qu'on ait perdu. Si on devait s'arrêter à cela, ce serait une contribution incomplète", a estimé Benoît Hamon, secrétaire national du PS.
Plus virulent, Arnaud Montebourg a dénoncé des "déballages" et "histoires d'orgueil". "Je ne comprends pas cette maladie des socialistes à s'autodétruire. Je regrette que Lionel Jospin ait lui aussi fait son livre, il y en avait déjà assez", a-t-il dit.

"Aigreur"
Proche de Dominique Strauss-Kahn, ancien rival de Ségolène Royal, Jean-Marie Le Guen a regretté des propos "exagérés" et "totalement inopportuns" de la part de Lionel Jospin. "C'est une erreur de focaliser trop sur la responsabilité de la candidate" plutôt que de s'atteler à "rénover le logiciel".
La députée Delphine Batho, qui a succédé à Ségolène Royal dans les Deux-Sèvres, a dénoncé "l'aigreur" qui a "guidé la plume" de Lionel Jospin. "Plutôt que de la violence, je sens de l'aigreur ainsi qu'une conception aristocratique de la vie politique", a réagi Delphine Batho.
"Peut-être que ça éclaire aussi les Français sur les difficultés qu'a eues la candidate pendant la campagne présidentielle. Les divisions nous ont fait mal", a-t-elle ajouté.

"Ca fait mal à toute la gauche"
"Tout ce que Jospin a pu dire se résume malheureusement en un seul mot: l'aigritude", a renchéri Gaétan Gorce, lui aussi proche de Mme Royal. "Il faut sortir de l'amertume. Ce genre d'expression fait mal à toute la gauche. Je me mets à la place de tous ceux qui peuvent découvrir ce genre de déclarations ce matin et qui doivent être complètement accablés. Il faut un changement radical des pratiques et des équipes", a insisté le député de la Nièvre.
Ancien directeur de campagne de la candidate, Jean-Louis Bianco a regretté des paroles "dictées par le fiel et la rancoeur" qui vont "nous faire perdre du temps dans le travail de la rénovation du PS". "Celui qui n'a pas été capable d'être présent au second tour en 2002 n'est pas forcément le mieux placé pour donner des leçons", a-t-il lâché.
"On ne peut pas rester à cette explication '2002, c'est la faute des autres' et '2007, c'est la faute de la candidate'", a estimé Jean-Jack Queyranne, autre proche de Ségolène Royal.

Enfin, sans jamais le citer, l'ancien Premier ministre PS Laurent Fabius a réagi à son tour, appelant les socialistes à "ne pas s'égarer dans des débats latéraux".
"Nous sommes ici pour préparer la reconquête. Il faut que les socialistes réfléchissent, se battent, s'opposent, préparent leur reconstruction", a-t-il lancé lors de la journée parlementaire du PS à Paris.
"Il faut qu'ils ne s'égarent pas dans des débats latéraux", a-t-il ajouté sans jamais citer le livre de Lionel Jospin.
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# Posté le lundi 17 septembre 2007 15:22
Modifié le lundi 17 septembre 2007 15:57

Invitation de Ségolène Royal

Invitation de Ségolène Royal
Chères amies, Chers amis,

J'organise avec la fédération PS des Deux-Sèvres et sa première secrétaire Françoise Billy, une Fête de la Rose le samedi 25 août prochain à Melle. Je souhaite vous y inviter afin que cette fête soit l'occasion d'un rassemblement amical pour les socialistes, les sympathisants, nos amis de la gauche, et bien sûr Désirs d'Avenir.

Au programme, sont prévus, outre la partie politique, un grand pique-nique, un marché de produits locaux et des concerts.

Sur le plan pratique, cette fête commencera à midi pour se terminer dans la fin de l'après-midi. Des navettes en car seront organisées au départ de la gare TGV de Poitiers toute la matinée jusqu'à 14 heures, puis pour le retour. Si vous venez de trop loin pour faire l'aller-retour dans la journée, n'hésitez pas à profiter des hébergements disponibles dans le beau département des Deux-Sèvres. Nous vous conseillons d'apporter votre pique-nique ou de profiter des stands et buvettes qui seront ouverts sur place.

Pour tous renseignements (hébergement, transports) vous pouvez consulter la page internet : http://melle2007.over-blog.com

Pour les éventuelles questions, nous avons mis en place un e-mail spécial : melle250807@gmail.com

Lors de cette journée, un accueil spécifique pour Désirs d'Avenir sera prévu.

Je serai très heureuse de vous retrouver à cette occasion

Amitiés à toutes et à tous,
# Posté le mardi 31 juillet 2007 06:36

Le Revenu de solidarité active (RSA) : la dure réalité


Le Revenu de solidarité active (RSA), tel qu'il vient d'être présenté par le gouvernement, n'a plus rien d'innovant . C'est un mécanisme de cumul partiel des minima sociaux et des revenus d'activité (le taux de cumul est encore aujourd'hui à l'arbitrage), très similaire à celui que la loi de lutte contre les exclusions avait créé en 1998, mais présenté d'une autre manière. La principale différence est que le RSA est permanent et dure aussi longtemps que l'emploi repris, alors que « l'intéressement » (mécanisme incitatif permettant un certain cumul entre RMI et revenu d'activité) ne durait qu'un an.

Le dispositif prévu manque totalement d'ambition. Dans le cadre des expérimentations adoptées par l'Assemblée nationale, il ne sera versé qu'à quelques milliers de bénéficiaires du RMI et quelques centaines de bénéficiaires de l'Allocation de parent isolé (API). Il est très douteux qu'on puisse tirer de cette expérimentation limitée des enseignements permettant de passer au RSA tel qu'il avait été proposé initialement en faveur de l'ensemble des travailleurs pauvres (des millions de personnes) par la Commission animée par Martin Hirsh et, à ce titre, soutenu par la gauche. On passe ainsi d'un projet pesant plusieurs milliards d'euros à une nouvelle forme de défausse de l'Etat, puisque ce sont, pour l'essentiel, les conseils généraux qui paieront. Du RSA originel, ne demeure donc que le sigle.

Le RSA présente de sérieuses lacunes. D'abord, il s'apparente à une allocation aux travailleurs pauvres, ce qui laisse de côté les personnes les plus éloignées de l'emploi, condamnées en quelque sorte au RMI « sec ». Ensuite, pour celles qui peuvent exercer une certaine activité professionnelle, il peut déboucher sur un effet pervers majeur : « sanctuariser » les petits boulots mal payés

Un petit arbre cachant une grande forêt de reculs sociaux ?

En effet, plusieurs dispositions très défavorables aux plus modestes sont aujourd'hui en projet :

- l'API (allocation de parent isolé) pourrait être ramenée au niveau du RMI au bout de un an, ce qui aurait pour effet mécanique d'augmenter de près de 100 000 le nombre d'enfants vivant en dessous du seuil de pauvreté ;

- l'AAH (allocation aux adultes handicapés) pourrait également être ramenée au niveau du RMI, moyennant un complément pour les plus lourdement handicapés ;

- la prime de Noël versée aux bénéficiaires du RMI et de l'ASS pourrait être supprimée ;

- les crédits de l'appui social individualisé, qui sert à financer l'accompagnement vers l'emploi des bénéficiaires de minima sociaux, pourraient être divisés par deux.

Les perspectives de la sécurisation des parcours professionnels (SSP), sur le modèle des pays nordiques, semblent beaucoup plus prometteuses que le RSA, qui constitue en réalité un dispositif antinomique : car, en lieu et place d'un simple complément financier pour quelques uns, la SSP à l'ambition d'accompagner concrètement le plus grand nombre vers l'emploi.
# Posté le jeudi 26 juillet 2007 10:55

Ségolène Royal tire les "conclusions d'une défaite" .

Ségolène Royal tire les "conclusions d'une défaite" .
Ségolène Royal et son équipe se sont retrouvées dans une salle de l'Assemblée nationale pour une première réunion de travail post-élections: le matin avec une trentaine de membres de son équipe de campagne, et l'après-midi pour une réunion élargie aux élus qui l'ont soutenue et aux experts.

"Je suis engagée dans le bilan de la campagne présidentielle, mais pour ouvrir des perspectives", explique Ségolène Royal. Le but de cette réunion est de "regarder ce qui s'est passé". Elle souhaite qu'"à la lumière de ce qui c'est passé, ce travail, cette réflexion puissent contribuer fortement à la rénovation des idées socialistes, pour faire en sorte que la société française soit mieux connue et que l'espoir qui s'est levé pendant l'élection présidentielle ne soit pas perdu".

Ségolène Royal a en effet décidé de mettre en place"un groupe de coordination" et "des groupes de travail" autour des valeurs qu'elle a défendues pendant la campagne présidentielle et des "insuffisances des réponses concrètes apportées".

"Ce travail sera mis à disposition du parti socialiste" précisant qu'une première synthèse en serait faite le 25 août à la Fête de la rose de Melle (Deux-Sèvres), lors de sa rentrée politique.

"Je viendrai régulièrement restituer le produit, le fruit de ces réflexions collectives devant les instances du parti, je viendrai chaque fois que j'aurai avancé dans le cadre de ces groupes de travail sur des idées bien construites et bien structurées, je viendrai, puisque l'occasion m'en est proposée, devant le bureau national du parti socialiste pour les restituer et mettre dans le patrimoine commun".

"J'ai confiance, je suis optimiste, nous allons reconstruire, nous allons rénover, accompagner la société française, répondre au désarroi et aux attentes des militants. Je suis là et bien là, avec eux, je vais le faire avec ma parole libre de femme libre, mais appuyée sur un mouvement collectif , je serai là et bien là au sein du parti socialiste".

"Nous devons tous nous remettre au travail, en examinant avec beaucoup de clairvoyance tous les éléments refondateurs qui se sont levés pendant la campagne, et sur lesquels il faut continuer à travailler".

"J'ai compris mes forces et mes faiblesses. Certes nous avons perdu mais nous avons aussi fait des choses extrêmement positives, c'était une belle campagne, on en est fiers. Je ne fuirai pas ce bilan dans ses points forts, dans ses points faibles, dans ses lumières, ses échecs, et ses insuffisances, c'est en ayant le courage de faire ce bilan de vérité et d'authenticité que l'on pourra ensuite bâtir sur des bases très solides".

Côté forces, elle rappelle que "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne". Elle évoque également ses "intuitions", même si elles étaient "parfois insuffisamment précises", et les "éléments refondateurs" qui se sont levés: la démocratie participative, la valeur travail, l'ordre juste... "Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints".

Ségolène Royal reconnaît, côté faiblesses, que "l'élaboration du pacte présidentiel est intervenue très tard par rapport à celui de Nicolas Sarkozy, qui lui était prêt beaucoup plus tôt".

Elle évoque aussi les difficultés de "traduction" de ces concepts et le "manque de réactivité", notamment à la télévision. Elle réitère ses regrets de n'avoir pas fait elle-même, quand elle était à Paris, les points de presse quotidiens de campagne: "C'est moi qu'on attendait". Ségolène royal regrette également que la "greffe avec le parti" dans la deuxième phase de campagne ait dû se faire "dans l'urgence".
# Posté le lundi 16 juillet 2007 16:44

Ségolène Royal dans "Sept a huit" .

Ségolène Royal dans "Sept a huit" .
Interview de Ségolène Royal dans « 7 à 8 » sur TF1.


Ségolène Royal revient d'abord sur son sentiment au soir du second tour : « C'est un moment de lourde déception, mais pas pour moi-même, pour les milliers de gens qui ont encore aujourd'hui, quand je les rencontre, les larmes aux yeux. » « Moi je devais rester solide comme une mère de famille qui doit rester debout pour ses enfants » même si « l'émotion est là, continue. Et ce qui est extraordinaire, c'est que les gens ne me reprochent rien et me disent merci comme lors du soir du deuxième tour, lorsque j'étais sur le toit du Parti Socialiste et que les gens me criaient merci . C'est alors une foule triste mais fière de cette campagne et qui sait qu'il y aura une suite, même si la suite se révèle compliquée. »

Ce qui a été le plus difficile ce sont « des phrases qui m'ont marquée, des attaques de mon propre camp, c'est le plus insupportable. Le point de faille le plus lourd face à l'adversaire » aggravé par une « improvisation dans l'organisation. »

« Les déclarations des autres ont été très violentes, indécentes, condescendantes, donc, si moi je faisais en plus mon auto-critique... mais je la ferai à la rentrée et dans toutes ses dimensions. »

Interrogée sur ce que lui a apporté la campagne, Ségolène Royal répond : « Je me suis découverte une capacité de résistance hors du commun » mais surtout « découvrir l'affection, l'amour des gens, c'est ce qui fait tenir pendant une campagne, ça redonne de l'énergie car j'ai une responsabilité à l'égard de tous ces gens ». Pour elle, ce qu'ils ressentent c'est de « la ferveur, de l'admiration pour une femme qui se lève, qui avance, mais je ne me sens pas le tempérament d'une madone, plutôt d'une combattante. »

«J'ai toujours eu conscience que je n'avais pas le droit de m'écrouler, d'abord pour les femmes car derrière, il y avait un enjeu important, je devais montrer que la longue marche des femmes débouche sur quelque chose de nouveau. »

A propos de sa situation personnelle, Ségolène Royal pense que « la politique n'abîme pas forcément le couple et la famille, elle peut même rapprocher. Mais il y a des circonstances privées qui font que les choses ne sont plus tenables. Quand on aime et qu'on est trahit, il faut reprendre sa vie en main »

« Ce qui pourrait me faire arrêter la politique, c'est la mort, le handicap ou la grande souffrance d'un enfant car alors, il faudrait donner du temps. Au bout du compte, c'est l'instinct maternel qui l'emporterait. »

Ségolène Royal estime enfin qu'il n'est « pas impossible » qu'elle devienne un jour Présidente de la République Française, « ça peut arriver mais il faudrait que je me prépare bien plus tôt. »

REGARDEZ
# Posté le dimanche 08 juillet 2007 17:51
Modifié le mercredi 18 juillet 2007 16:58

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